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Reprendre confiance dans son parcours quand on doute

reprendre confiance dans son parcours

Reprendre confiance dans son parcours, ce n’est pas se répéter devant le miroir que tout va bien alors qu’au fond, on se sent bancale.

C’est beaucoup plus concret que ça.

C’est s’arrêter un instant pour regarder ce qui existe déjà : ce que vous avez appris, ce que vous avez traversé, les compétences que vous utilisez aujourd’hui sans même y penser, les personnes qui vous ont fait confiance, les décisions que vous avez prises, les projets que vous avez menés, même quand ils n’étaient pas parfaits.

Parce qu’à force d’avancer, on oublie.

On oublie les débuts, les peurs, les logiciels qu’on ne savait pas ouvrir, les premiers devis envoyés avec le cœur qui tape, les rendez-vous où l’on cherchait ses mots, les choix compliqués, les périodes où l’on a continué alors que ce n’était pas simple.

Et puis un jour, le doute revient. Que vous soyez en train de lancer votre activité, en reconversion, installée depuis plusieurs années ou simplement fatiguée d’avoir trop porté, la sensation peut être la même : l’impression de ne pas avancer assez vite, de ne pas être assez loin, de ne pas avoir fait assez.

C’est précisément dans ces moments-là qu’il faut revenir aux faits.

  • Pas aux émotions du jour.
  • Pas à la comparaison avec les autres.
  • Pas à la petite voix qui minimise tout.

Aux faits.

Pourquoi reprendre confiance dans son parcours demande de regarder en arrière

Quand on entreprend, le regard est souvent tourné vers la suite.

  • Le prochain client.
  • Le prochain devis.
  • Le prochain contenu.
  • La prochaine offre.
  • Le prochain objectif de chiffre d’affaires.
  • La prochaine chose à améliorer.

C’est normal, mais à force de regarder uniquement ce qu’il reste à faire, vous finissez par ne plus voir ce que vous avez déjà construit.

Le cerveau banalise très vite les progrès.

  • Ce qui demandait un effort énorme il y a quelques mois devient presque normal.
  • Ce que vous avez appris seule finit par vous sembler évident.
  • Ce que vous gérez chaque semaine devient une simple ligne de plus dans votre quotidien.

Pourtant, tout cela a de la valeur.

Votre parcours n’est pas seulement constitué des grands succès visibles, des projets parfaits ou des moments où tout s’aligne. Il est aussi fait de compétences accumulées, d’essais, de décisions, d’erreurs corrigées, de responsabilités assumées et de situations que vous avez apprises à traverser.

Reprendre confiance, parfois, ce n’est donc pas ajouter quelque chose. C’est se souvenir de ce qui est déjà là.

Vous ne partez pas de zéro, même quand vous débutez

Quand on débute, il est très facile de croire qu’on n’a “pas encore grand-chose à dire”.

  • Pas assez de clients.
  • Pas assez de projets.
  • Pas assez d’expérience.
  • Pas assez de recul.
  • Pas assez de preuves.

Sauf que personne n’arrive dans son activité avec une page totalement blanche.

Vous arrivez avec une histoire, même si elle ne ressemble pas encore à un portfolio rempli. Peut-être une formation, une reconversion, des stages, des projets personnels, des années dans un autre métier, une sensibilité particulière, une façon d’observer les espaces, une capacité d’organisation, une aisance relationnelle, une patience, une rigueur, une créativité, une manière de comprendre les besoins des autres.

Tout ne porte pas encore le nom de “compétence professionnelle” dans votre tête, et pourtant, beaucoup de choses le sont déjà.

Une reconversion, par exemple, ne gomme pas ce qu’il y avait avant. Elle le transforme. Une ancienne expérience dans la vente, la gestion, l’enseignement, le soin, l’administratif, le commerce ou n’importe quel autre domaine peut devenir une vraie force dans votre manière d’accompagner vos clients.

Le sujet n’est pas d’inventer une légitimité. Il est d’arrêter d’effacer celle qui existe déjà.

Même après plusieurs années, le doute peut revenir

Cet exercice n’est pas réservé aux personnes qui démarrent.

Quand on est installée depuis longtemps, le doute prend parfois une autre forme. Il arrive après une période compliquée, une série de projets lourds, un marché qui bouge, une fatigue qui s’installe, des résultats qui ne reflètent pas l’énergie donnée.

Dans ces moments-là, on peut se sentir loin de la professionnelle enthousiaste du départ.

On regarde ce qui n’est pas encore fluide, ce qui ne vend pas assez, ce qui prend trop de temps, ce qui n’est pas assez clair. Et forcément, à ne regarder que les manques, le parcours paraît plus petit qu’il ne l’est vraiment.

Faire le point permet de remettre un peu de vérité dans tout ça. Pas pour nier ce qui est difficile, ni pour faire semblant que tout va bien.
Mais pour ne pas laisser une période de fatigue raconter toute l’histoire à votre place.

L’exercice pour retrouver une vision plus juste de votre parcours

Prenez une feuille, un carnet, un document sur votre ordinateur ou une page Notion. Le support n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte, c’est d’écrire, parce qu’un parcours qu’on laisse dans sa tête reste flou. Une fois posé sous les yeux, il devient beaucoup plus difficile à minimiser.

Pendant cet exercice, gardez une règle simple : soyez factuelle.

  • Si vous avez appris quelque chose, notez-le.
  • Si vous avez traversé une étape importante, notez-la.
  • Si quelqu’un vous a fait confiance, notez-le.
  • Si vous avez mené un projet, même petit, notez-le aussi.

Votre doute n’a pas à décider si cela “compte” ou non.

1. Retracez votre point de départ

Commencez par revenir au début.

Où étiez-vous avant de lancer votre activité ? Qu’est-ce qui vous a menée vers ce métier ? Quelles étapes ont compté dans votre parcours ? Qu’avez-vous osé quitter, commencer, apprendre ou transformer ?

Vous pouvez noter les formations suivies, les expériences professionnelles passées, les stages, les premiers projets, les changements de direction, les périodes difficiles et les décisions importantes.

L’idée n’est pas de rédiger une biographie parfaite. L’objectif est simplement de revoir le chemin, avec un peu plus d’honnêteté que ce que le doute vous laisse parfois faire.

2. Listez tout ce que vous avez appris

C’est souvent là que les prises de conscience commencent.

Notez les logiciels que vous utilisez, les outils que vous avez découverts, les compétences que vous avez développées, les méthodes que vous avez mises en place. Pensez aussi à tout ce qui entoure votre métier : communication, gestion client, administratif, devis, organisation, prospection, réseaux sociaux, site internet, relation artisan, présentation de projet.

Quand on est entrepreneure, on devient souvent un vrai couteau suisse, mais comme chaque compétence s’est ajoutée petit à petit, on finit par ne plus les voir.

Pourtant, tout cela compte.

Savoir faire une planche d’ambiance compte. Comprendre un besoin client compte. Répondre à une demande avec professionnalisme compte. Utiliser un logiciel que vous ne maîtrisiez pas il y a un an compte. Structurer une offre, même imparfaite, compte aussi.

3. Regardez tout ce que vous gérez

Il y a ce que vous produisez, et il y a tout ce que vous portez autour.

Gérer une activité, ce n’est pas seulement faire son métier. C’est aussi organiser, décider, répondre, anticiper, encaisser les doutes, apprendre à vendre, poser un cadre, tenir une relation client, créer du contenu, suivre ses finances, comprendre son marché, faire des choix parfois inconfortables.

Même lorsque vous déléguez certaines choses, vous restez celle qui doit comprendre, arbitrer et piloter.

Prenez le temps de noter tout ce que vous gérez aujourd’hui. Pas pour vous faire peur, mais pour reconnaître la réalité de ce que vous tenez déjà.

Tout le monde n’a pas cette capacité. Tout le monde n’a pas cette posture.

4. Listez les personnes qui vous ont fait confiance

La confiance des autres est parfois plus facile à oublier que les critiques.

Alors prenez le temps de la regarder.

Clients, anciens collègues, formateurs, partenaires, proches, personnes qui vous ont recommandé, personnes qui vous ont demandé conseil, personnes qui vous ont confié une mission ou simplement encouragée à continuer.

Notez leurs noms si cela vous aide, puis essayez d’associer ce qu’ils ont vu en vous.

  • De la fiabilité ?
  • De la créativité ?
  • De l’écoute ?
  • De la rigueur ?
  • Une capacité à rassurer ?
  • Une manière de voir les choses autrement ?
  • Une énergie particulière ?

Ce regard extérieur peut être précieux, surtout si vous avez tendance à minimiser vos qualités.

5. Notez ce que vous avez accompli

Ici, ne cherchez pas uniquement les grands accomplissements.

Un projet terminé compte. Une offre créée compte. Une page de site mise en ligne compte. Un premier devis envoyé compte. Un client accompagné compte. Une limite posée compte. Une décision difficile prise au bon moment compte.

Les petites victoires ne sont pas petites quand elles représentent un pas que vous n’auriez pas osé faire avant.

Et si vous avez du mal à les voir, demandez à quelqu’un qui vous connaît bien. Parfois, une personne extérieure vous rappellera des choses que vous avez complètement intégrées, au point de ne plus les considérer comme importantes.

Garder une trace pour les moments où le doute revient

Le but de cet exercice n’est pas de vous donner confiance une fois pour toutes.

Ce serait bien, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Le doute reviendra. La comparaison reviendra. Les périodes de fatigue aussi. C’est pour ça que garder une trace est important.

Vous pouvez créer une page dans Notion, un document dans votre ordinateur, une note dans votre téléphone ou une feuille glissée dans un carnet. Peu importe le format, du moment qu’il reste facile à retrouver.

Vous pouvez y rassembler trois catégories simples :

  • les expériences qui vous ont construite ;
  • les connaissances que vous avez acquises ;
  • les personnes qui vous ont fait confiance ;
  • les réussites, petites ou grandes, que vous avez tendance à oublier.

Relire ces éléments ne réglera pas tout. Mais cela peut vous aider à revenir à une vision plus juste quand votre cerveau décide de ne regarder que ce qui manque.

Votre parcours a déjà plus de valeur que vous ne le pensez

L’entrepreneuriat n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des périodes où tout avance, d’autres où chaque décision semble plus lourde. Il y a des moments où l’on se sent portée, puis d’autres où l’on se demande si l’on est vraiment à la hauteur.

Dans ces moments-là, reprendre confiance dans son parcours n’est pas un exercice de développement personnel un peu mignon. C’est un point d’ancrage.

C’est se rappeler que vous n’êtes pas uniquement la personne qui doute aujourd’hui. Vous êtes aussi celle qui a appris, essayé, recommencé, construit, tenu, avancé, demandé de l’aide parfois, trouvé des solutions souvent.

Votre parcours n’a pas besoin d’être parfait pour avoir de la valeur.

Il a simplement besoin d’être regardé avec un peu plus de justice.

Et parfois, c’est exactement ce regard-là qui permet de retrouver l’énergie de continuer.

Allez bisou,

Jessica

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